Chères fleurs

M’en voudrez-vous

Ô tendresses,

De vous avoir ôter à votre friche ?

M’en voudrez-vous de vous avoir ainsi figées,

Pour conserver encore votre beauté ?

M’en voudrez-vous, si je vous dis qu’en ce jour d’été,

Vous m’aviez portée lueur dans l’obscurité ?

Ou me concèderez-vous, chères fleurs,

Qu’ici, abritées,

Vous vous plaisez à m’accompagner ?

Chantall